Une position politique n’est pas, nécessairement, politicienne.

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  • En Janvier 1988, j’avais, tout aux débuts du   « changement »,  au moment où la majorité  des opposants au régime  (de gauche et de droite) , se ralliaient à Ben Ali pour « squater » le Psd et y installer le Rcd , j’avais en tant directeur de l’hebdomadaire du Psd (à titre militant, j’avais le salaire le plus bas de l’équipe)  proposé la création d’une banque, avec le dépôt des adhérents, en vue d’être prêts à jouer le rôle de parti d’opposition, au cas où l’on viendrait un jour à perdre les élections. On m’avait discrètement fait comprendre  que l’on n’a pas à envisager pareille situation. Un mois plus tard, le journal était fermé et mon activité politique, durant 23 ans s’était limitée à la rédaction obligée de deux articles sur commande insistante et intimidante . Alors que durant la période Bourguiba j’écrivais au quotidien .

  • Aujourd’hui je choisis d’être dans l’opposition, et contrairement à tous ceux qui espèrent « gagner »  et sont donc prêts à faire toutes les concessions électoralistes pour avoir un bout de pouvoir, je trouve que Kamel Morjane qui avait déclaré à propos du 14 Janvier que c’était la seconde révolution tunisienne, la première étant celle du 18 Janvier, s’était placé dès le départ  non pas comme étant le continuateur des « propres » du Rcd, mais  plutôt du côté d’une idéologie de libération, celle du Néo-Destour, dont son propre père était un militant historique, bien avant qui Si El Hédi ne fasse émerger, de la marge du sens,  le voyou du quartier de Sidi ElGharbi,  dont le manque  de morale n’a rien à voir avec la probité d’un sien cousin du prénom de Rachid (ami de jeunesse) qui n’a jamais accepté de se démarquer de son honnêteté et de son sens de la dignité, au moment où d’autres moins proches du Général s’étaient laisser corrompre d’une manière éhontée. Et pour ceux  qui seraient assez indécents  pour se permettre  de  rappeler un lien de parenté entre Kamel Morjane et le général voyou, je précise qu’aux débuts des années soixante dix, j’ai eu comme voisin de palier à la cité El Mahrajane  (Cité Saint Exupéry) à Tunis, un Commandant de bord dont l’élégance, la courtoisie et la politesse imposaient le respect. Lui aussi, il s’appelait honorablement Ben Ali.
  • J’avais écrit pour mon propre compte que la révolution tunisienne sera bourguibienne ou ne sera pas et ce, bien  avant que je ne me décide à me joindre au parti de Kamel Morjane , sans le prévenir ni le voir ni lui parler jusqu’à maintenant, parce mon adhésion cela me concerne et ne concerne personne d’autres.
  • Mais je constate que par les temps qui courent ,on préfère réagir aux positions des uns et des autres, à partir de clichés sur les situations et les personnes sans prendre la peine de réfléchir en tenant compte des nuances, dans lesquelles le diable peut se cacher
  • En plus du fait que j’avais précisé que je ne serais jamais candidat à un poste politique pour l’obtention duquel je dois « quémander » des voix de gens qui ne me connaissent pas et que  je ne connais pas.
  • C’est un jeu que je laisse aux politiciens (au sens objectif  et sans jugement de valeurs) et je me place du côté, non pas de celui qui me semble le « mieux placé », mais du côté de celui que je trouve le plus intelligent, pour pouvoir supporter, dans sa chapelle, la présence d’un intellectuel qui se dit critique bourguibien et qui déclare qu’il n’a pas été bourguibiste, même pas du temps de Bourguiba.
  • C’est ce que je pense. Et de toute manière, cela ne concerne que moi et je n’attends rien de personne parce que je n’ai besoin que de ce que j’ai déjà.

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