من أجل تخليص الثورة من بقايا إسلام بن علي

طوال الثلاث والعشرين سنة الماضية منع المثقفون التونسيون من مواصلة الحوار الفكري حول الإسلام و كيفية مقاومة أشكال التطرف الديني الذي عرفته الساحة السياسية ابتداء من النصف الثاني من السبعينات دون اللجوء إلى العنف و العنف المضاد.

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Bourguiba et la laïcité : l’impérieuse libération de l’Islam de l’emprise intégriste.

Il n’est pas aisé d’isoler la pensée de  Bourguiba de son œuvre politique et la tâche devient encore plus difficile lorsque l’on  opère une distinction  entre son œuvre politique de résistant  et celle d’homme de pouvoir.  Et en introduisant une seconde rupture, entre l’homme de pouvoir des  deux premières décennies d’après l’Indépendance et celui des années 70-80, cela pourrait se compliquer encore plus. Mais  le plus difficile à faire accepter, ne serait-il pas, en fait , cette intention sou jacente de supposer l’existence d’une pensée spécifique, une sorte de « philosophie pratique » que l’on pourrait extraire d’une démarche politique, dont  le caractère innovant  demeure jusqu’à ce jour, objet de controverses, dans un monde arabe idéologisé à l’extrême et une Europe réductrice qui a tendance à considérer toute innovation introduite par l’Autre dans sa tradition propre, ne peut que mener ce dernier vers les chemins déjà répertoriés dans l’histoire de la pensée occidentale. Lire le reste de cet article »

Pouvoir et Création: la théâtrale mise au point de Taoufik Jbali.

Dans une vidéo publiée sur Internet,Taoufik Jbali déclare  qu’ il ne s’était pas senti oppressé par Ben Ali et que ce dernier, n’était pas, en réalité, un vrai dictateur, mais plutôt un « banditateur » dont le pouvoir « corrupteur » qu’il a exercé sur le peuple tunisien  ne pouvait s’élever au niveau d’une véritable dictature qui aurait, à l’instar de celles de Hitler, de Franco, de Staline, de Mao ou de  Saddam Hussein, une vision politique, dotée de sa cohérence propre. A la différence d’un régime dictatorial, celui instauré, par Ben Ali n’avait ni les moyens  ni l’ambition d’avoir un projet qui aurait, le cas échéant, une dimension culturelle, qui aurait pu s’ériger en obstacle majeur à son activité de création. Il va même jusqu’à dire que Ben Ali constitue en tant que composante de la réalité tunisienne objective, un des matériaux qu’il a utilisés. Lire le reste de cet article »

Être laïc, en Terre d’Islam.

1.    Samedi dernier, j’étais au rassemblement  pour la laïcité, organisé, à Sousse,  dans la  zone située  entre le Théâtre Municipal  et le siège régional de l’UGTT, en face du Commissariat Central de la ville. Y étaient  présents, nous faisant face, un groupe de jeunes dont l’islamisme extrême  ne se laissait reconnaitre  qu’à la violence des slogans « proférés » à l’encontre des laïcs qu’ils sont venus empêcher de manifester. Ces jeunes dont l’intervention rapide, inattendue et pour le moins intimidante, ne présentaient, en effet, aucun des signes distinctifs à partir desquels les islamistes affichent habituellement d’une manière ostentatoire, leurs convictions idéologiques  religieuses. Au moment, où  le Parti de  Rached Ghanouchi vient d’être autorisé à avoir pignon sur rue, il y a lieu d’observer, sans s’inquiéter outre mesure, ce glissement  vers des pratiques « miliciennes » banalisées, dont les instigateurs osent, par vidéos interposées, adresser des menaces à peine voilées, à l’encontre de ceux qui projetaient de rééditer  la même marche pour la laïcité, à Sfax. Lire le reste de cet article »

Al Jazeera (Arabe) : l’Information « militante ».

Il est devenu, aujourd’hui, clair, parce que ouvertement déclaré[1], que la chaine Al Jazeera  au-delà de sa vocation d’entreprise d’Information de dimension mondiale, prétend  aussi à  une fonction « politique » qui consisterait à favoriser l’émergence, par le bas, du changement démocratique que connait la scène  politique arabe depuis le 14 Janvier 2011. Lire le reste de cet article »

Plutôt que « dégage »… des gages… Par Saloua Mestiri

Il est temps pour nous, maintenant que nous retrouvons enfin et ensemble, un moment  de possible sérénité, de nous pencher sur notre fameux « Dégage ».

Terme français s’il en faut, qui (malgré notre politique d’arabisation mais là, est un autre propos) a  incarné et porté  très haut, notre révolution  dès ses tous débuts. Terme qui  a persisté et qui s’est redonné,  malgré une conjoncture sociale, politique et économique tous les jours différente, sous une forme voulue identique. Lire le reste de cet article »

Arrêtez le massacre des méritants !

Je  ne  comptais pas   intervenir  dans  un débat qui, dès le départ, me semblait faux,  croyant que le sens de la responsabilité  de mes jeunes collègues finira par l’emporter. Mais ce qui se passe aujourd’hui à l’Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design ne peut me laisser indifférent. Je ne dis pas qu’il m’inquiète ni qu’il a atteint des proportions graves au point où il serait devenu urgent de tirer la sonnette d’alarme. Surtout, face aux agissements de certains dont le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils sont, peut-être, animés par la peur de ce qui pourrait leur arriver, dans un avenir qui leur semble incertain. Un avenir où il serait difficile, après la révolution,  de continuer, comme avant, cette improvisation continuelle qui  consistait, pour des raisons politiques, à miser sur la quantité, aux détriments de la qualité dont notre enseignement supérieur est aujourd’hui, plus que jamais, redevable. Lire le reste de cet article »

L’Enseignement Supérieur à l’épreuve de l’Economie: 6. Faire féconder la culture et l’économie l’une par l’autre.

Il semble donc que nous soyons en présence du même phénomène de réduction qui rend incompréhensible les fonctionnements spécifiques et de l’économie et de la culture, dans les rapports nouveaux que le monde actuel semble tisser entre ces deux types d’activité humaine, réputées distinctes et à finalités différentes, mais complémentaires tout de même ; si l’on considère qu’elles l’ont été, jusqu’ici, par la croyance  au « coup de force thomiste » et sa « panacée contradictoire, dans ses déclinaisons les moins Lire le reste de cet article »

L’Enseignement Supérieur à l’épreuve de l’Economie: 5. Quelle inadéquation ? Et quelles « filières courtes » ?

L’absence d’une vision, véritablement claire de la situation, se laisse également observer dans cette succession de versions différentes de la solution qu’à partir des débuts des années 90  l’on se proposait d’apporter, au constat objectif d’inadéquation  structurelle, entre l’Université et le monde de l’Economie et partant entre les besoins de cette dernière et les programmes de formation de l’Enseignement Supérieur. Lire le reste de cet article »

L’Enseignement Supérieur à l’épreuve de l’Economie. 4. Programmes de formation et marché de l’emploi.

Conditionner nos programmes de formations au marché de l’emploi, tel qu’il est  perçu par des chefs d’entreprise, dont une bonne partie ne sont pas outillés pour faire face aux défis qualitatifs qui se posent à notre économie, ne serait pas souhaitable pour notre Enseignement Supérieur et encore moins pour notre Economie, si l’on croit les mises en garde, émises par les chercheurs les plus éminents en matière de gestion d’entreprises. Lire le reste de cet article »