L’échec du Coup d’État perpétré par le Pouvoir provisoire de transition se confirme.

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En désespoir de cause, Ennahdha se replie sur ses positions d’organisation terroriste;
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Il y a une opposition radicale, qui interdit toute négociation, entre ceux qui considèrent que l’Assemblée Constituante est légitime du fait que ses membres ont été élus par le peuple source originelle de tout pouvoir politique et en tant que telle peut se substituer indéfiniment à ce dernier et ceux qui relativisent cette légitimité en la limitant à la durée indiquée par la loi dont elle est issue. Dire que la Constituante, à partir du moment où elle est élue dispose d’une légitimité absolue, devenant elle-même instance « légiférante » et donc source de légitimation, c’est oublier, un fait capital. La légitimité de notre seconde constituante, ne provient pas du fait qu’elle ait été élue par le peuple, mais surtout de la « qualité de ces élections » qu’on ne peut séparer de la loi électorale et des conditions de son application en toute transparence et indépendance. Lorsque Rached Ghanouchi et Moncef Marzouki, déclarent en face du monde entier qu’ils sont les premiers « vrais représentants du peuple tunisien », ils ne se réfèrent pas aux élections elles-mêmes mais aux conditions dans lesquelles elles se sont déroulées. En ne retenant que le résultat des élections, et en déclarant leur légitimité dégagée des conditions dans lesquelles se sont déroulées ces élections, ils n’ont plus rien à redire quant aux chambres d’enregistrement de Ben Ali et même de Bourguiba (le Chef d’Etat) et privent, en conséquence la Tunisie de l’un des deux seuls acquis de la Révolution du 14 Janvier qui sont, la liberté d’expression et l’organisation des élections par une institution autonome et dans des conditions de transparence jamais atteintes dans nos régions.

D’où l’on comprend le fait que l’on puisse se permettre de dire qu’au cas où la Constituante, se déclare libérée des conditions édictées par la loi qui a permis l’élection de ses membres, ces conditions qui donnent à sa légitimité une dimension véridique que n’auraient pas tous les élus du peuple depuis l’Indépendance , cela équivaut à une sorte de coup d’Etat qui veut transformer notre Révolution post moderne, en un second 7 Novembre islamique. Le coup d’Etat manqué de Moncef Ben Salem, qui était prévu pour le 8 Novembre 87 serait, dans ce cas, la référence légitimatrice de la prise du pouvoir par Ennahdha le 23 Octobre 2011, en mettant la Révolution entre parenthèse et sa revendication par Ghanouchi et Marzouki n’est, en fait qu’une ruse de guerre, pour le premier et l’expression de son révolutionnarisme maladif pour le second.

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