Le salut de notre révolution réside dans la réhabilitation de l’Islam bourguibien.

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Le jour où le PSD avait expurgé le « Bourguibisme » de son Islam progressiste, il avait créé la faille par laquelle nous a été inoculé l’Islamisme destructeur. Tout parti politique qui prétend se ressourcer dans la pensée Bourguiba ne peut réussir à guérir la société du mal intégriste, sans la réhabilitation du mode de penser spirituel et authentiquement musulman de Bourguiba des premières années de l’Indépendance. Bourguiba savait bien que l’intendance ne suivra pas et avant de céder aux conseils de prudence exprimés par son entourage gagné par le rationalisme laïc, il avait déclaré qu’il sera compris dans quarante ans.

Lors d’une réunion de Nidaa Tounes , tenue en 2012 à son siège du Lac, à laquelle j’ai été convié, j’avais émis le voeux en m’adressant à Béji Caïd Essebsi, qu’il serait utile et efficace que le Nouveau parti, réhabilite la dimension islamique progressiste de la pensée Bourguiba. Je n’avais pas réalisé sur le moment que Béji, lui aussi faisait partie de cet entourage prudent qui n’avait pas osé , comme le voulait Bourguiba, disqualifier l’Islam des Cheikh de la Grande Mosquée dont le sens véridique s’est révélé au grand jour, lors de la réception faite à Ghanouchi par ces mêmes Cheikh.
Aujourd’hui, optimiste, comme je le serai tant que je suis en vie, je considère que Nidaa Tounès n’a été, en fait qu’une « ruse de guerre » d’importance tactique et non stratégique, qui a permis à son fondateur de sauver les meubles et le processus de transition démocratique. Une transition lente, douloureuse, et aux conséquences économiques désastreuses , à cause des concessions obligées, (au niveau de la vision politiquer) faites à Ghanouchi et à son Organisation peu politique qui n’a jamais cessé de se comporter en comploteur contre l’Etat fondé par Bourguiba.
Aujourd’hui, optimiste comme je le serai toujours, je fais une première proposition, à ceux qui président aux destinées de Tahya Tounès. Je leur demande, comme je l’ai demandé de vive voix à Béji en 2012, de réhabiliter l’Islam de Bourguiba, sans le diluer dans un quelconque Islam modéré comme l’a fait le PSD. Et ce, pour le compte de ce jeune et nouveau parti dont je suis membre (inscrit par internet dès les premières semaines de sa création) . Et surtout de considérer que cette réhabilitation, que Bourguiba avait souhaité de son vivant, en déclarant en 1963 qu’il sera compris dans quarante ans, est d’ordre stratégique d’avenir et non pas tactique, dans le cadre de la lutte pour le pouvoir.

Ma seconde proposition, je la fais en toute innocence et sérieux à Rached Ghanouchi : Si son parti Ennahdha veut réussir sa transformation en parti démocratique et musulman à la fois, il n’aura pas d’autres choix que de convertir ses islamistes à l’Islam Bourguibien.

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