Abdelaziz Ben Dhia, un homme politique qui connaissait bien ses limites.

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Abdelaziz Ben Dhia n’est plus et au-delà de la conjoncture révolutionnaire qui rend rares les comportements objectifs qui sont les seules comportements révolutionnaires, parce que non fondés sur la réaction de conjoncture, je me vois dans l’obligation morale ou par sens de l’éthique de témoigner.
Abdelaziz Ben Dhia, qu’Allah lui accorde son Infinie Miséricorde et son Pardon, m’avait demandé, alors que j’étais Directeur de l’hebdomadaire du PSD, parti au pouvoir à la direction duquel il venait de succéder à Hédi Bacouche, de ne pas trop parler de ses activités et d’éviter le plus possible la publication de sa photo. Les images usent, m’avait-il précisé. C’est dire que l’homme connaissait ses limites et avait l’intelligence de se plier à la force des choses, en prenant un certain plaisir à participer au pouvoir, sans jamais en quitter les coulisses. Sa vocation de Professeur de Droit et son rapport respectueux à la loi, dont il ne connaissait que trop le caractère formel , son enracinement dans la culture populaire du Sahel dont il a gardé l’accent particulier de Moknine et par voie de conséquence le pragmatisme des populations côtières de cette façade maritime de la Tunisie qu’est l’ancienne province romaine de Byzacène, pourraient bien expliquer le cynisme a-morale dont il faisait preuve à l’égard du fait politique, à l’instar de certains politiques Français parmi ses amis,
En tant que grand commis de l’État Tunisien, fondé par Bourguiba et relativement déstabilisé sous la dictature de Ben Ali, Abdelaziz Ben Dhia a donc été, le produit objectif et de ses positions au sein des pouvoirs auxquels il a participé et de sa volonté de se démarquer, dans la mesure du possible, des pratiques politiques immorales dont la majorité des membres de la smala du Générale Ben Ali ont fait preuve.

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