La Nahdha échoue dans son passage à l’écrit.

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Ce que Ghanouchi a ajouté, avant d’apposer sa signature au bas de la feuille de route présenté par le quartet,  n’est pas opposable aux autres parties  de la convention qu’il a signée.


……En réponse aux illettrés politiques du Majles Eshoura d’Ennahdha, qui prétendent qu’ils n’ont pas signé la feuille de route, je voudrais rappeler cet extrait d’un texte à caractère juridique consacré aux notions de signature et de paraphe .
[…] Pour autant, dans l’hypothèse où l’une des Parties souhaiterait effectuer une modification (généralement au moment de la signature), elle doit effectuer cette correction ou cet ajout dans le texte et contresigner dans la marge. En outre, elle doit indiquer sur la dernière page de la convention, à côté de la signature, le nombre de mots ajoutés ou rayés. Attention, cette étape doit être répétée sur chacun des exemplaires originaux. Si la convention est déjà signée par l’autre partie, cette dernière doit obligatoirement contresigner la modification sur tous les exemplaires originaux. EN EFFET DANS LE CAS CONTRAIRE, CES AJOUTS, RATURES, CORRECTIONS, OU AUTRES NE SERONT PAS OPPOSABLES AUX AUTRES PARTIES À LA CONVENTION… »

À  remarquer, au passage que tout le texte de la feuille de route a été écrit sur une seule page et ne nécessite donc pas de recours au paraphe.

Le seul recours que les respectueux membres de la choura auront pour annuler l’effet de la signature de Ghanouchi, c’est de déclarer qu’il n’est pas mandaté pour représenter le Parti dont le Gouvernement est issu et dont il tire sa légitimité du fait qu’il a été « confiantisé » par le groupe majoritaire à la Constituante …..législative de transition qui est le groupe de la Nahdha dont Ghanouchi est le Président, aux yeux du monde entier.

Le passage d’une logique d’oralité, qui a son charme et son efficace dans la production poétique sonore, à la logique de l’écrit et de l’in-scri(p)t, désigne en fait le passage d’un mode de penser bédoin (et non pas nomade au sens que lui donne Nietzsche) à un mode de penser polissé, propre aux individus qui vivent en Sociétés Contractuelles et non pas en Tribus.

Il semblerait donc que la régression que représente l’Islamisme politique contemporain, par rapport à l’avancée qualitative que le Coran a représenté dans l’Histoire de l’Humanité, par l’Intauration d’un Texte Fondateur valorisant le recours à la Raison et au dialogue ( support réel du principe de la Choura), signifierait, en fait,  un retour à la pensée tribale antéislamique.

Ce n’est pas un hasard que dès l’intauration de la Société politique dont le Coran est le Fondateur, on a vite compris, la nécessité politique de remplacer le support oral du Texte que sont les « mémorisateurs » (7offadh) du Message sacré, par sa transcription et donc sa transformation en Livre (Mos7ouf)  manuscrit et ensuite imprimé. Et il y a une différence significative entre réciter, transcrire, écrire et éditer  un texte. Ceux qui qui ont fait l’expérience de l’écriture et de la production de textes de recherche ou autre savent qu’on ne réfléchit pas en dehors de la langue et surtout  pas en dehors de sa codification grammaticale écrite.

Le fait que les Bédoins, parmi nous,  n’arrivent pas encore à intrioriser l’apport  du Livre, (qui est un rapport  à un texte écrit, de Réflexion méditative et donc un dépassement du mode de penser fondé sur l’oralité) en dit long sur les conséquences de leur lecture ORALISANTE, « ORACLISANTE » ET MIRACULEUSEMENT SACRALISANTE « IDOLATRISANTE » DU SAINT TEXTE. Et dans ces conditions je comprends aussi bien Mohamed Talbi que Youssef Seddiq qui, chacun à sa manière et de son lieu propre, nous invitent  à lire le Coran, en toute lucidité et ….en faisant preuve d’ HUMAINE RESPONABILITÉ, dans Sa Lecture en tant que Texte et non pas en tant que Récit Oral . C’est là, peut-être que résiderait le sens des Versets dans lequel Allah prévient ses auditeurs et ses futurs lecteurs (après le khalifat de Othman) du danger de confondre sa Parole Divine traversée de Raison, avec la production orale des poètes de la Jahilya.

Comment donc convertir ces « reddistes », les ramener à la Raison d’Allah et les introduire en Civilisation. Il faudrait peut-être remonter plus loin dans l’Histoire du Moyen Orient et se souvenir  de la légende de Gilgamesh

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3 réponses

  1. Bebe_First
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    Main dans la main pour la Tunisie de demain << voilà la seul solution faite circuler ce message et la tunisie et les tunisiens se libèrent définitivement << A tous les patriotes de la patrie tounis lahnina <> voilà la solution pour sauver la tunisie et les tunisiens de ces gourous <> ils doivent être installé au Sahara pour la rendre fertile et cultivable pour manger suite à leurs labour et non pas installé dans des prison pour consommé l argent du contribuable car celle ci est utile pour émanciper tounis lahna et le peuple tunisien sachant que ceci aussi je l ai dis okssim bi allah 3azza wa jal>> Bebe_First

  2. mestiri
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    Quand le texte qu’il s’agit de trans-crire est le Texte, celui-ci gagne à préserver son oralité dûment développée d’ailleurs, dans la psalmodie et le dhikr, à l’origine de sa dimension esthétique et ouverte. La forme écrite comme mode de communication commun, peine à préserver ce contenu qui se voit limité par les bornes conventionnelles du langage usité.
    On pourrait ainsi, avancer que le Texte en passant de l’oral vers l’écrit « s’humaniserait » en quelque sorte car il passerait d’un ensemble de phonèmes qui usent du souffle, réminiscence divine, vers une forme fixe et constante qui impose ses propres limites, conventionnelles.
    L’écrit imposerait ainsi, des limites qui permettent « d’éviter » le  » flou sémantique » relatif au Texte oral et que l’on peut retrouver dans le « flou calligraphique »,autre forme d’écriture.
    Mais, pour qui fait du Texte un objet de recherche, et voudrait le penser selon un mode rationnel, la forme écrite devient capitale même s’il ne faut pas perdre en vue les lacunes d’ordre ésotériques qui en découlent nécessairement. La forme écrite permettrait une lisibilité potentielle à partir du contexte culturel dans laquelle elle s’inscrirait
    Si le  » flou sémantique »est très souhaitable pour le Texte, dans le sens ou il permet le déploiement de son contenu spirituel , il ne l’est plus pour un accord à contenu politique.
    Et c’est là que la nuance se doit d’être portée, selon qu’il s’agisse d’un texte à vocation spirituelle ou à portée politique. Si l’oralité peut être promesse d’ouverture pour le premier, elle peut devenir le lieu d’une restriction ou même d’une tromperie pour le second.
    la forme orale séduisante pour exprimer la dimension esthétique du Texte est incongrue et non avenue pour un contrat à vocation politique qui se doit de véhiculer un contenu déterminé au sens unilatéral et univoque .
    Tout projet d’avenir comme c’est le cas pour cette feuille de route, se doit donc d’user de la forme qui convient pour éviter toute ambiguïté. L’écrit inscrit l’oral dans un espace conventionnel qui nous évite de patauger dans les espaces flous et obscurs qui peuvent naitre des esprits retors et malintentionnés.

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