La belle époque de la coopération culturelle tuniso-allemande

Photo montage de  Rudolf Bonvie. Sfax 98

Pour ce qui est de cette deuxième exposition,  il s’agissait du travail d’un artiste dont j’avais fait la connaissance, grâce à l’initiative d’une grande dame de l’action culturelle allemande  à l’Etranger, à l’époque, directrice de l’Institut Goethe à Tunis, charge qu’elle avait occupée, après avoir été, durant plusieurs années,  en poste au Caire.

Cela avait commencé, par une visite surprise, que Madame Heinele avait effectuée à l’Institut, en venant directement me voir dans mon bureau. Sans préambules, elle me dit : « j’ai entendu parler de vous au Caire et je suis venu voir le phénomène !

Plus tard elle me confiera que la veille de son départ pour  Sfax, certaines de ses connaissances, ont essayé de la dissuader, en la prévenant qu’elle risquait de se retrouver, face à un nationaliste conservateur, quelque peu intégriste ! J’étais agréablement surpris par cette franchise et ce ton nouveau qui laissait entrevoir une force de caractère exceptionnelle ainsi que des possibilités d’accès à un degré élevé de spiritualité.

Depuis cette mémorable journée, il s’est tissé entre nous une véritable amitié objective que je partageais avec beaucoup d’autres créateurs, musiciens, poètes et artistes dont j’ai découvert, par la suite les rapports de complicité qu’elle a su tisser avec tous. Il m’avait semblé que, comme Goethe, dont elle parle souvent comme d’un sien amoureux, elle aussi, est amoureuse de l’Orient, sur un fond de mysticisme universel, éloigné de tout sentiment d’exotisme.

Le jour du vernissage de l’exposition, qui s’est déroulé en présence de l’Ambassadeur d’Allemagne, du Gouverneur et du Maire, Madame Heinele a été décorée, au nom du Président de la République par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, le regretté Dali Jazi, des insignes de l’Ordre du Mérite Culturel, en reconnaissance du bond qualitatif qu’elle a fait faire à la coopération scientifique et culturelle entre certaines institutions spécialisées de son pays et l’Université tunisienne. La beauté simple et majestueusement moderne de l’espace de cette galerie municipale, n’avait pas manqué de donner, à la cérémonie, un aspect des plus solennels.

Comme pour l’exposition de Gérard Moschini, celle de Rudolf Bonvie, a eu, également, des retombées pédagogiques. A la différence de l’artiste français  dont j’ai qualifiée la pratique de mystique objective, le plasticien allemand, participant, lui aussi, aux mouvances de l’Art actuel en Europe, s’était placé, d’emblée, dans une situation qu’il voulait polémique. A la  galerie des Beaux-Arts, il avait improvisé une installation dont la signification « ironique » à l’égard de la pratique « romantique » de la peinture de chevalet était on ne plus manifeste. Cela a consisté  à placer, dans le désordre, au milieu de la galerie, un certain nombre de chevalets qu’il avait fait apporter des ateliers voisins. Quelques graffitis sur le mur de fond annonçant la mort des Beaux-Arts et l’enregistrement, en boucle, de  La Bohême d’Aznavour, suffisait, à ses yeux, pour évoquer une supposée remise en cause critique de la pratique traditionnelle de la peinture moderne occidentale.

Lors d’une rencontre débat avec les étudiants, organisée à l’amphithéâtre de l’école, l’artiste allemand qui pratiquait la photographie numérique n’avait pas tari d’éloges à l’égard des moyens informatiques dont on pouvait déjà disposer à l’époque, en considérant dépassée la pratique artistique à  La Bohême comme il se plaisait à qualifier celle, enseignée dans les ateliers d’à côté.

Ses propos, que certains étudiants avaient ressentis comme une agression, ont été l’objet d’un vrai débat au cours duquel ont été évoquées les limites des moyens informatiques ainsi que les véritables espoirs qu’ils pouvaient susciter, pour l’avènement d’une pratique nouvelle  d’un nouvel art.

Lors de la cérémonie de clôture de son exposition,  à laquelle il n’était pas présent, j’avais observé que Madame Heinele avait apprécié avec malice, une installation qu’un groupe d’étudiants avait montée dans la galerie, en face de la Bohême de Bonvie, en guise de réponse à son attitude provocatrice. Il s’agissait d’un montage vidéo où les enregistrements de la rencontre avec l’artiste, à l’amphi, étaient vus et entendus, en boucle, sur plusieurs écrans à la fois, mais chacun de ces écrans était branché sur un magnétoscope légèrement décalé, par rapport aux autres, provoquant une sorte de cacophonie  ainsi qu’une sorte de mise en abîme d’un discours que l’on trouvait dangereusement  clôturé. Ce détournement des moyens technologiques a permis également de répondre, à l’ironie, par cette mise en crise du discours, uniquement, par le recours à ce petit « décalage  secondaire » qui avait mis le présent en état de  « différance », à la seconde près et qui m’avait, personnellement, rappelé cette phrase, attribuée à Marx  dans laquelle le grand penseur allemand dit : « l’histoire  n’avance pas ; elle bégaie. »

Mettant à profit les bonnes dispositions pour l’instauration d’un véritable échange culturel,  que j’avais constatées  chez nos partenaires allemands, j’avais répondu à l’invite, qui m’avait été faite, par Mme Heinele d’écrire un texte de présentation de cette exposition, qui figurera dans le catalogue, à coté d’autres, dont celui du directeur de la Maison des Arts à Tunis qui allait accueillir, après Sfax, les œuvres du plasticien allemand. Le catalogue étant bilingue, les textes qui allaient y figurer devaient être, nécessairement  traduits, en Arabe ou bien en Français. A la différence des autres intervenants, j’avais écrit deux textes totalement différents, consacré, chacun à l’une  des deux facettes que présentait, la démarche de Bonvie.

Ce dernier, procédait, en effet, à la juxtaposition  polémique de certaines figures d’Arabesque, photographiées dans plusieurs lieux historiques du monde musulman, à des surfaces planes traversées de simples hachures  colorées : une manière d’évacuer l’image et de la remplacer par ce recours à l’Arabesque, considérée, ici comme résultant d’une attitude supposée iconoclaste.

L’implication de l’Arabesque dans la démarche de ce plasticien allemand, au moment où, moi-même j’étais intéressé par mes recherches sur la trame, m’avait interpellé, en tant que chercheur et en tant qu’artiste. Mais c’est en tant qu’enseignant, en premier lieu, que j’allais écrire mon texte de présentation en Français ; le texte en Arabe ne représentant, en fait, qu’une manière de rappeler, à l’occasion, que la spiritualité qui se dégage de cet art islamique ne peut être réellement appréhendée qu’à partir de sa traduction poïétique dans la langue du Coran. Ce qui n’a rien à voir avec le fait de dire qu’en Islam  « tous les arts mènent à la mosquée » comme le signale, à juste titre, peut-être, Roger (Raja) Garaudy.

Car, pour moi,  il est plus important de dire l’urgence qu’il y a , à lire le Coran et l’Art dit islamique, non pas en tant que lieux où l’on pourrait puiser des valeurs spirituelles « archéologiques », que des dizaines de chaînes de télévision satellitaires ont transformées en marchandise, mais plutôt comme source de production spirituelle réalisée, aujourd’hui, par des individus créateurs qui  trouvent, dans la fréquentation du texte Coranique  et des différentes formes d’art musulman,  une dimension Autre,  authentiquement contemporaine, qui ne peut être confondue  avec  ces valeurs refuge, auxquelles ont été réduits l’Islam, le Livre qui en est le Fondement et la pensée esthétique dont son Art est le support manifestation.

Marzouki et la Haine du Père.

Printemps 63. Trois jeunes normaliens instituteurs, rêvaient d’une Tunisie autre, transformée par le Savoir et la Culture et enracinée dans son identité de nation authentiquement musulmane dans sa majorité. À gauche, Ahmed Taoufik Soyah, d’une famille de lettrés de Kalaa Sghira, exprimait, à vingt ans déjà un désir de spiritualité profonde, Mohamed El Hédi Krifa, fils de Abdesselam Krifa, un révérend Forgeron de M’saken, continue jusqu’à Aujourd’hui à militer dans les rangs du Parti communiste Tunisien et moi-même,à droite.
Au même moment à Tanger, un certain Marzouki, qui partageait un petit appartement avec deux élèves du Lycée Français de la ville ne faisait qu’exprimer à haute voix sa Haine profonde de son propre père. L’un de ses colocataires, est un ami très proche qui nous a quitté, peu avant les élections d’Octobre 2011. Il s’agit de Ahmed Ben Salah, neveu du Docteur Hafedh Ibrahim grand militant de la Cause Arabe et du Maghreb, en particulier. Le second est un certain Khaloufi, marocain et décédé lui aussi, après avoir réussi ses études en Médecine. Peut-être que la rappel de ces détails de la vie de notre Président et qui ne relèvent pas de sa vie privée, le rappellerait à la raison et lui fera comprendre que la pratique de la calomnie, sous forme de « Livre Noir » est un vilain défaut qui ne sied pas aux Chefs d’Etats.

Bref Message aux candidats à l’héritage de Chokri

mongi rahoui

SEUL LE COMPROMIS EST RÉVOLUTIONNAIRE. LE COMPROMIS N’EST PAS, NÉCESSAIREMENT, COMPROMISSION.

BÉJI CAÎD ESSEBSI N’A JAMAIS MANQUÉ L’OCCASION DE RAPPELER QUE LA TUNISIE NE PEUT SE PASSER DE LA PARTICIPATION DES NAHDHAOUIS, LE JOUR OÙ ILS CESSERONT DE SE COMPORTER EN TERRORISTES ET DEVENIR UN PARTI POLITIQUE, COMME LES AUTRES.

CE QUI S’EST PASSÉ ENTRE LES PSEUDO PARTIS DE LA TROÏKA N’ÉTAIT PAS UN COMPROMIS MAIS UN ACCORD DE PARTAGE DU BUTIN PAR DES PARTIS VOYOUS DONT LE COMPORTEMENT DES SQUATTERS DU PALAIS DE CARTHAGE ET LES PARASITES POLITIQUES DU NOM DE ABDERRAOUF AYADI, ABBOU ET LES AUTRES SONT LES RÉVÉLATEURS.

IL SEMBLE DONC QUE CEUX QUI SE PROCLAMERAIENT DE L’HÉRITAGE DE CHOKRI BELAÏD AURAIENT INTÉRÊT À MÉDITER SUR LA MATURATION RÉELLE À LAQUELLE IL AVAIT FAIT ACCÉDER SON PARTI ET QUI POURRAIT ÊTRE LE SENS HISTORIQUE VÉRITABLE DE SON MARTYR.

  • Mongi Rahoui est un homme politique tunisien, originaire de Jendouba, sa ville natale. Il fait partie des membres de l’assemblée constituante élus le 23 octobre 2011. Wikipédia

Le Pape François rejoint l’Islam de Mohiéddine.

Avec la mise à jour, la plus récente, opérée au sein de la plus importante des Églises chrétiennes du Monde, des fondements mêmes du Catholicisme, le Pape François ne fait, en vérité, que renouer avec le message christique d’origine, fait d’Amour et d’Ouverture radicale à l’Autre.
En déclarant que « comme la fable d’Adam et Eve, nous voyons l’enfer comme un dispositif littéraire. L’enfer est simplement une métaphore de l’âme isolée, qui, comme toutes les âmes,seront finalement unies dans l’amour avec Dieu » et que « toutes les religions sont vraies », le Chef de l’Eglise Catholique, vient de prendre clairement ses distances vis à vis de tous les extrémismes religieux dont l’opposition apparente, se révèle de jour en jour n’être qu’une ruse terroriste, sous laquelle se dissimule une solidarité intéressée, cependant incertaine.
Et en rappelant à la conscience des humains que le discours religieux est de caractère métaphorique qu’il ne faut pas comprendre à la lettre, il vient, en termes politiques de rejoindre la position exprimée, il y a moins d’un an, devant les élus de l’Europe, par le Mufti de la République Syrienne, accompagné d’un grand représentant des Chrétiens Orientaux de son pays. Ce n’est donc pas un hasard si, l’un et l’autre laissent transparaitre, dans leurs discours, une volonté universelle de l’Humanité d’Aujourd’hui, de se prémunir des effets destructeurs provoqués par l’Alliance objectives des Forces du Mal que sont les adeptes du Sionisme Chrétien de Bush, du Sionisme Judaïque de l’État d’Israel et du Wahabisme de Saoudie.
Saurons nous, à notre tour, reconnaitre enfin, l’importance que les musulmans que nous sommes, devraient accorder à la pensée d’Ibn Arabi, ce grand sage Andalou, Tunisien de passage et partiellement de formation , dont la tombe constitue un des hauts lieux de l’antique ville de Damas.