Peindre à Sfax : Utopia Street

Lorsqu’à la fin de l’été 1995, j’étais chargé de la mission de fonder l’Ecole des Beaux-arts de Sfax, ma nomination, à la tête de cette institution universitaire nouvelle, n’avait, à mes yeux, que l’avantage de changer de lieu de résidence et celui, encore plus agréable, de découvrir, au quotidien, une ville que j’avais, toujours, trouvée authentique et dont la population est réputée laborieuse. J’avais migré vers le nord aux débuts des années soixante et pris l’habitude, chaque fois que je revenais de « chez moi », situé dans mon village natal des environs de la ville de Sousse, de « monter », à Tunis, mon lieu de résidence et de travail. Ma nomination à Sfax a été, donc, à l’origine d’un changement d’orientation, qui allait me faire redécouvrir mon Sud, sans pour autant, me faire perdre mon Nord. Si je fais miens le Sud, autant que le Nord, c’est pour dire qu’en fait, depuis toujours, le Nord a représenté pour moi, l’espérance et le Sud un sentiment de nostalgie profonde des origines. Lire le reste de cet article »

Haro sur la compensation : entre idéologies et ambitions d’efficacité et d’équité, Par Tahar Abdessalem

Une campagne de communication (propagande ?) est conduite par diverses instances- gouvernement, bailleurs de fonds internationaux, analystes, etc.- pour mettre en garde contre les méfaits supposés du système de compensation en vigueur et suggérer sa suppression. L’argument majeur est le poids excessif sur le budget de l’Etat relayé par l’invocation du défaut de ciblage, l’extension du bénéfice de cet avantage au-delà des ayants droit légitimes. Les produits concernés sont d’abord les produits énergétiques, puis les biens alimentaires. Lire le reste de cet article »