لا للتضحية بالإبداع على عتبات معابد الإيديولجيا

الموقف الفلكلوري الي عبر عليه جلال بريك في الفيديو الأخير متاعو  و الي تحدث فيه عن أحداث الحنشة و على صاحبو الي كان أول من استورد القلابس لتونس  ظهر مرة أخرى  خطر الخطاب  الثورجي الشعبوي على ثورتنا الي اذا ما نجحناشي في السنوات القادمة باش نستثمروها في التأسيس الجدي لحراك ابداعي مستديم نكونو فوتنا الفرصة التاريخية على أنفسنا و عوضنا دكتاتورية بن علي بالخلافة السادسة و الا  بوحدة من المشاريع الطوباوية الي كيف ما صرنا نعرفو هي الي مهدت  لتنظيم النهضة الارهابي باش يتسلل للحكم عيني عينك في النهار و القايلة. Lire le reste de cet article »

Nida Tounès , nos destouriens et nos intellectuels de gauche.

Le rapport entre  fins et  moyens a été, comme on le sait, au centre de grands débats que les grands partis révolutionnaires  du Tiers Monde avaient connu, aussi bien avant qu’après les Indépendances. Débats,  au cours desquels on s’était rendu compte que les fins ne pouvaient justifier les moyens et que ces dernières, pouvaient en l’occurrence, dénaturer les fins, au point d’en trahir les valeurs qui les sous-tendent. C’est ainsi que « notre Socialisme Destourien » initié par Ben Salah et couvert par Bourguiba, avait pour devise « l’homme moyen et fin de l’action de développement ». Devise, que d’aucuns à l’époque, disaient inspirée par la littérature véhiculée par la Revue « Esprit » d’Emmanuel Mounier, mort jeune, mais après avoir imprimé à ses successeurs une ligne de pensée anti-faschiste, mais également anticommuniste et…l’idée d’un « socialisme à visage humain ».
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Attachés à la réalisation de leurs projets ayant pour objectif  la transformation des mentalités et des modes de production économique, les intellectuels, rassemblés autour de Bourguiba, n’avaient pas, à mon avis, donné l’importance qu’elle mérite, à  la pensée d’un Président dont le despotisme éclairé, ne pouvait, d’aucune façon, gommer l’originalité d’une pensée complexe que l’on va se contenter  de synthétiser en des formules lapidaires de « politique des étapes » et de la voie du « juste milieu ».

C’est parce que   la question  des moyens et des fins n’a pas été assez approfondies que l’on s’était retrouvé entrain de soutenir des objectifs économiques réputés libéraux, pour la réalisation desquels on usait de moyens politiques qui n’avaient rien à envier aux régimes staliniens. L’on a même fini par oublier les origines de gauche révolutionnaire à laquelle  Bourguiba aimait s’identifier et que d’aucuns, parmi ses anciens compagnons de lutte n’a osé lui dénier. Pensez à Sliman Ben Sliman, Georges Adda, Mohamed Ennafaa qui n’étaient pas plus communistes qu’un Mohamed Sayah, devenu pourtant l’historien officiel du Mouvement National et donné, jusqu’aux derniers mois du règne de Bourguiba pour le dauphin le mieux placé.

Si j’évoque, aujourd’hui, en ce moment crucial de l’Histoire de la Tunisie, la banalisation de la pensée Bourguiba par les hommes politiques qui se sont identifiés à son projet de construction de l’État Tunisien moderne, beaucoup plus qu’au mode de penser révolutionnaire, de par l’importance qu’il ,accorde à l’esprit critique, c’est aussi pour parler de la désolidarisation historique de la Gauche tunisienne vis à vis de ce projet.

L’erreur historique  de la « Gauche Tunisienne » des années soixante a consisté à ne pas avoir compris  qu’en ce qui concerne les fins, il n’y avait pas de divergences,  entre ses différentes factions et  Bourguiba. Ces divergences l’emporteront, le jour où  les moyens n’étaient plus ceux de la lutte commune qui avait fait retrouver, côte à côte, dans les camps militaires du Sud, Bourguiba, les déstouriens,  Ennafe’e,  Adda, Harmel et beaucoup d’autres  communistes, (période au cours de laquelle, la presse de Peyrouton traitera Bourguiba de bolchevik). Parce qu’une fois les moyens de la lutte pour l’Indépendance, devenus  modalités d’exercice du pouvoir, l’enjeu, pour les partisans de tous bords était devenu l’intérêt des partis, en fonction de leurs idéologies respectives, beaucoup plus que celui de la Patrie.

L’Histoire ne se répète pas. Mais la méditation sur le sens des évènements qui en font la matière, peut être une source d’enrichissement théorique pour une meilleure maitrise du présent. C’est ce qui rend nécessaire l’évaluation critique de ce que nous avons vécu durant le demi siècle de construction de l’État moderne  dont les Tunisiens de ma génération  ont été les acteurs et les témoins,  en vue de la clarification de ce qui pourrait être fait aujourd’hui.

A mon avis, il y a lieu d’observer que la révolution que connait la Tunisie, depuis le 14 Janvier 2011 et qui a fait suite aux événements sanglants que le pays a connu à partir du suicide symbolique du jeune Bouazizi à Sidi Bouzid, constitue une rupture épistémologique dans la lecture possible de l’histoire de la Tunisie contemporaine. Il ne s’agit pas, ici, de discuter de la nature de cette révolution, de son authenticité, de ses acteurs véritables ou supposés ni d’en sous estimer l’importance, à partir du moment où elle a été « prise », par des opportunistes de tous bords, comme on prend un train en marche.

Ceux qui connaissent la théorie du chaos vous diront que ce qui semble à première vue dénué de sens  obéit, en fait, à l’Ordre de l’Invisible et son évolution, toujours inédite, dépend de son point initial. Ce qui ne manquera pas de tenter ceux qui voudraient pré-voir ce qui pourrait advenir  en décidant de son point initial et accéder à la maitrise certaine du Monde, en forçant l’Histoire à s’achever sous sa forme définitive de Pax-Américana.

Tout cela pour dire que la maitrise de notre révolution sans chef, qui a émergé à la surface visible de l’Histoire sous sa forme « in-pré-visible » dépendra de la capacité de perception de son point initial dont feront preuve ceux qui voudront passer aux commandes de ce mouvement dont le déclenchement n’est pas réductible aux causes qu’on lui donne à posteriori.

Mais à voir le désarroi de tous ceux qui ambitionnent de raisonner ( en l’arraisonnant) ce mouvement, y compris ceux qui se croient aux commandes, l’on peut se permettre d’être radicalement optimiste quant à la capacité de notre révolution à évoluer selon sa vocation spécifique.

L’Histoire ne se répète pas. Mais il me semble que tout en étant inédit, le cours qu’elle se fraie, en forçant la destinée prévisible que les calculs sordides des opportunistes veulent lui assigner, se présente à nous sous la forme d’un appel à s’engager sur la voie de la libération. Et le terme « libération » signifie non seulement  la lutte pour la liberté d’expression, mais devrait être compris dans sa signification la plus radicale, celle  de la liberté de penser, dans la mesure où il il y a une différence entre penser en toute liberté  et libérer la pensée…de tous les obstacles que représentent, pour un mode de penser libre, toutes les formes de pensées achevées que sont les idéologies et qui sont, en fait, les autoroutes certaines prises par les personnes « butées ». Ceux qui sont habités, chacun par ses propres fins (les buts) et se soucient peu des moyens pour les réaliser, quitte à s’associer, au niveau de ces moyens, à des personnes aussi butées qu’eux, mais dont les fins sont opposées aux leurs. L’on connait, à ce sujet, les positions   de ralliement et de soutien inconditionnel du Toudeh (les masses), Parti Communiste de Kianouri, à l’égard du Régime de Khomeyni au début des années 80 ainsi que celui des Moujahidi Khalq de Massoud Rajaoui, avant que les partisans de ce dernier ne soient massacrés par milliers par les mollahs de Téhéran.

Au-delà de son caractère opportuniste, qui ne manque  pas de rappeler l’alliance politicienne et peu politique des partis de la Troïka au pouvoir en Tunisie, depuis le 23 Octobre dernier, ce cynisme dont on fait preuve, en matière de moyens, en mettant en sourdine ses fins propres signifie que les fins  que l’on déclare importent peu par rapport aux fins personnelles.

C’est ce qui est entrain de se dérouler sous nos yeux où l’on peut observer qu’en mettant en sourdine leurs fins déclarés  qui sont en contradiction flagrante avec ceux de Ghanouchi et sur la base desquelles ils ont été élus, Ben Jaafar et Marzouki les ont remplacées par leurs fins personnels qui ne sont autres que l’assouvissement de leur soif de pouvoir.

Mais en rappelant, aujourd’hui cette réflexion autour des fins et moyens, je voulais aussi mettre en garde mes amis de gauche contre la réédition de leur attitude à l’égard de Bourguiba auxquels ils s’étaient opposés non parce qu’il ne poursuivait pas les mêmes fins qu’eux mais pour des raisons de moyens. Contrairement à la coalition contre nature de l’équipe au pouvoir dont les différentes fins déclarées divergent radicalement, celle que propose Caïd Essebsi consiste à s’assembler en nous donnant les mêmes fins et à nous entendre politiquement sur les moyens d’arriver à transformer nos idéaux communs en réalité. Et cela s’appelle  accéder à une pratique politique véritablement élaborée, digne de la démocratie avancée que la révolution dont notre peuple nous a fat cadeau, nous permet de construire, ici et maintenant.

Nidaa Tounès: Bien au-delà des positions « antérévolutionnaires »

Depuis quelques semaines,  l’on assiste à l’effritement à vue d’œil de la légitimité électorale de l’organisation terroriste d’Ennahdha, au pouvoir, au pays de Bourguiba. Mais ce qui se révèle dépasse de loin  le constat d’incompétence de la bande à Ghanouchi  et son incapacité  à se convertir en parti politique responsable. Incapacité dont  l’échec de son congrès constitutif  de juillet dernier vient d’en administrer la preuve.

Ce à quoi nous commençons à assister, témoigne d’un fait que j’avais souligné il y a plus d’une année et qui se rapporte à la nature « antérévolutionnaire » de tous les partis politiques, au pouvoir et d’opposition  du temps de la dictature de Ben Ali. On oublie souvent qu’un régime en place et l’opposition qui lui est contemporaine  (qui cherche à l’évincer du lieu du pouvoir ou bien à l’obliger à le partager) , participent tous du même horizon politique. Et la caution que les partis d' »opposition de sa Majesté » apportait au régime de Ben Ali est semblable à la légitimité que le pouvoir, par ses pratiques répressives, créditait ceux qui en étaient les victimes. En conséquence de quoi, l’on peut dire que jusqu’ici, la classe politique dans son ensemble, n’a pu voir dans ce qui est arrivé le 14 Janvier 2011, qu’une manne inespérée de vacance de pouvoir, au point où tout le monde était devenu absolument aliéné par le désir irrésistible de prendre la place de Ben Ali. C’est ce qui explique, en partie, la facilité déconcertante avec laquelle Ghanouchi, comme Ben Ali en Novembre 87, a pu, aux moindres frais d’imagination, rafler la mise. L’épreuve des élections démocratiques a montré qu’à l’origine du succès relatif d’Ennahdha, comme Essebsi en fera l’analyse, il y a d’abord l’indifférence de cette majorité silencieuse mythique, à laquelle Mohamed Ghanouchi a fait allusion le jour même où il en avait donné  l’exemple, en démissionnant.

Les sociologues vous diront qu’il s’agit de la classe moyenne dont la participation à la marche de l’économie et à la reproduction des compétences permet à la Tunisie de Bourguiba de continuer à résister, malgré le racket dont elle est l’objet depuis plus de deux décennies, de la part du clan Ben Ali, relayé depuis une dizaine de mois, par le clan, encore plus vorace, de Rached Ghanouchi. Quant aux électeurs « provisoires » d’Ennahdha, on peut les ramener aux exclus de la croissance que le mode de production d’économie libérale, parasité à souhait par un secteur informel d’économie parallèle, fait d’eux une masse mobilisable, non pas contre un régime en particulier, mais contre l’ensemble de la société dont ils se sentaient n’être que les laissés pour compte. Témoignent de la qualité  de  ces eaux troubles dans lesquelles  les activistes de quartier d’Ennahdha, sont allé pêcher les voix qui on fait accéder leur organisation terroriste au pouvoir, la radicalisation antisociale des militants actifs d’Ennahdha, que le Congrès de Juillet n’a fait que révéler au grand jour, d’un côté et de l’autre la désaffection annoncée de ceux aux yeux de qui Ennahdha n’a pas tenu ses promesses de les dé-marginaliser au plus vite. Ces derniers n’ayant pas assez de maturité politique pour comprendre la nature aléatoire de tout programme politique à vocation  électorale.

Ennahdha et ses acolytes semblent conscients des dangers objectifs que représente pour leur avenir, la continuation du processus démocratique, inauguré avec courage par le gouvernement d’Essebsi. Et étant donné le fait que les trois « partis » en question ne sont en réalité que des regroupements de sociétaires d’une entreprise hasardeuse où chaque actionnaire  va exiger, d’avance, sa part des dividendes, l’on peut observer  que chacun,   selon son mode de formation politique, est entrain d’exprimer son « sentiment de panique » à sa manière.

Ainsi, face à leur avenir de plus en plus incertain, malgré ce qu’en disent les sondages qu’ils sont les premiers à ne plus croire, Marzouki et sa bande, se réfugient dans un discours fou de sa nature utopique et non pas seulement de la folie du Résident, (pas Général du tout) du Palais de Carthage . Alors qu’Ettakatoul de Ben Jaafar  semble fondre à vu d’œil, par le fait de  son abandon par ses propres motakattilin. Quant à Ennahdha, tout indique qu’elle compte désormais revenir à ses pratiques terroristes, pour continuer à faire main basse sur un beau pays que Ghanouchi voudrait « livrer nu » au plus offrant, parmi les plus nantis de « ses ancêtres les bédouins » comme dirait le regretté Salah Garmadi .

Face à cette panique dont Ennahdha et ses acolytes font preuve, les autres prétendants au pouvoir de Ben Ali qui font fonction, depuis le 23 Octobre 2011 d’opposition minoritaire, n’ont pas l’air, du tout, de paniquer , parce que apparemment remotivés dans leurs désir de pouvoir, par cette chute  annoncée d’un gouvernement que son incapacité à gouverner condamne à court terme. Et après s’être contenté, jusqu’ici à faire de l' »antinahdha  primaire » et sentant que la voie d’accès au pouvoir est de nouveau passante, ils commencent à revenir à leurs positions de départ, comme si de rien n’était…au risque  de faire profiter  le clan Ghanouchi, encore une fois, de l’ éparpillement de leurs voix. L’aveuglement dont ils font preuve, aggravé par la sournoise récupération « spectaculaire » des compétences corrompues de l’Administration Ben Ali, qui donne des espoirs de recyclage à certains, s’explique, selon moi, par le fait que, dans sa majorité, la classe politique tunisienne n’a pas encore réalisé l’importance du séisme politique du 14 Janvier 2011. C’est dans ce sens que j’ai commencé mon analyse par l’introduction d’un néologisme, en qualifiant tous les partis politiques actuels qui se présentent comme tels, avant et après la fuite de Ben Ali, d' »antérévolutionnaires ».

Ce n’est pas donc pas un hasard que ce soit un vieux retraité de la politique qui n’avait pas participé  à la course à la succession de Bourguibahamma et le salafiste, comme Mestiri  Mzali, Guigua, Sayah, Baccouche, pour ne parler que des plus crédibles parmi les politiques, qui a réussi à faire le diagnostic le plus objectif, de la situation provoquée par la chute imprévue, même si elle était largement désirée par tous, de la dictature de Ben Ali. Je continue, à croire que si Béji Caïd Essebsi à réussi à transformer le Rassemblement de Monastir, voulu au départ bourguibiste, en Appel de la Tunisie, c’est grâce à sa qualité d’homme d’État, se qualifiant lui même de grand serviteur de son pays, sans ambition aliénante de volonté d’accéder au pouvoir suprême. Une attitude que je pourrais supposer proche de celle de feu Bourguiba Junior, conforté par un sentiment de « suffisance digne » d’un Tunisois qui a toujours considéré Tunis comme  la capitale d’un pays qui en porte le nom et non la capitale d’une quelconque dynastie, fût-elle celle des Husseinites. Des Tunisois, qui ne sont pas nécessairement des « béldis », j’en connais d’autres, en particulier, un vieux résistant, condamné à mort pour avoir été impliqué dans l’exécution de Ezzedine Bey, devenu un ami proche depuis que je l’ai connu à la Maison du Parti à la Kasbah vers le début des années 80. Je viens de nommer Salah Bouderbala, qui durant, la période Ben Ali a été l’objet d’un véritable harcèlement, en vue de le déposséder d’un terrain auquel il avait eu droit, comme tous les anciens grands résistants.

Tout cela pour expliquer que le dépassement de la période « antérévolutionnaire » n’est  conditionné, ni par l’âge ni par la classe sociale  de celui qui s’en montre capable. La mauvaise foi de ceux qui sont entrain de s’attaquer à Nidaa Tounès, en dénigrant son vieux fondateur rassembleur, témoigne, en fait de la panique qu’ils ressentent à leur tour de se voir historiquement classés, comme un dossier que l’on ferme, par des hommes politiques expérimentés, jeunes et moins jeunes mais qui ont, jusqu’ici, préféré rester en retrait par rapport au devant la scène politique tunisienne.

A nouveaux horizons, visions nouvelles et pas nécessairement hommes nouveaux que l’on veut « nés après la Révolution »  et dont les points positifs au niveau de leurs histoires individuelles, se réduirait à leur opposition  aux hommes et aux femmes qui ont accepté de mettre leurs compétences au service de la Tunisie, au-delà de leur attitude à l’égard du pouvoir en place. Mais, par contre, à nouveaux horizons et visions nouvelles, des structures d’action politique différenciées.

Il y va des moyens d’organisation de l’activité politique comme des organes d’un corps vivant ou bien de la structure d’une machine. même si le mécanique n’appartient  pas au même ordre de penser que l’organique. Dans les deux cas, c’est la fonction qui justifie l’organe (le mode d’organisation) et l’explique. En refusant d’abandonner son mode d’organisation à vocation terroriste, Ennahdha fonctionne aujourd’hui comme un instrument de destruction systématique de l’État qu’il est sensé  servir. Les designers, autant que les gestionnaires d’entreprises vous diront qu’il est question d’ergonomie et les biologistes philosophes,  évoqueront le mode de fonctionnement de l’Intelligence Suprême de Dame Nature.

Lors de son passage à la télévision, pour présenter l’initiative de Béji Caïd Essebsi, Taïeb Baccouche avait annoncé en termes on ne peut plus clair, que l’Appel de la Tunisie, n’aura pas le même mode de fonctionnement que les autres partis. Car il s’agit en toute vraisemblance d’une approche fondée sur le concept de  participation et non sur une activité politique dont la finalité serait de faire accéder aux charges du pouvoir politique et administratif, les membres du parti qui réussira à devenir majoritaire. Cet ancrage de l’activité politique dans la participation induit par la même dans une attitude d’engagement désintéressé  qui ne va pas sans rappeler  la motivation des militants de la lutte de libération nationale.

Ce qui me permet de conclure sur  cette même déclaration de Taïeb Baccouche à laquelle je viens de faire référence, en  en  rappelant le commencement, lorsque l’ancien Secrétaire général de la Centrale Syndicale annonce que la Tunisie est en danger et qu’il voudrait participer à la sauvegarde de ses  acquis  et de son indépendance menacées et qu’il le fera à partir de n’importe quel niveau de responsabilité. On ne peut être plus clair quant à la vocation authentiquement révolutionnaire de « Nidaa Tounès ».

L’activité de résistance est enclenchée et ne peut laisser indifférent que ceux qui s’entêtent à se positionner en fonction d’une réalité « antérévolutionnaire » que la Révolution tunisienne vient de transformer d’une manière,on ne peut plus radicale.

التجاوزالضروري لا يتمثل في حذف ما سبق

لقد مثلت الحركة التحريرية التونسية نقلة نوعية في تاريخ الحركات التحريرية العربية بما اتصفت به من تجاوز لمفهوم الثورة بالمعنى الذي تحيل عليه في لغة الضاد حيث لا يمكننا التفرقة كما في لغة فولتير  بين كلمتي

révolution و révolte

اللتين نترجمهما بكلمة ثورة. والفرق شاسع بين دلالتي الأولى و الثانية. فبينما يتأسس معنى الأولى في حركة وجودية تأبى الركود والجمود يشير معنى الثانية إلى ما يحصل من رد فعل انتفاضي على واقع لم يعد في وسع فرد أو شعب أن يتحمله.

و ما يمكننا أن نستخلصه من هذا التذكير بالفارق النوعي بين الثورة

révolution و الثورة révolte

هو أن الثورة الانفجارية كثيرا ما تسبق الثورة الحركية والوجودية.     كما أن الثورة الانفجارية من حيث طبيعتها    إذا لم تحول   في الإبان   إلى ثورة حركية مبدعة و منتجة للتاريخ   غير معيدة له في عالم الأوهام    كثيرا ما تبقى مرتجة   موثقة بالواقع الجامد الذي انفجرت منه و عليه.

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و صيـة بورقيبـــــه لأجيــــال المستقبــــــــــــــل

akouda
akouda

إن مصيــــــر الأمم لا ينبغـــــــــي أن يكون متوقفـــــــــــا على إرادة رجل رفعتـــــــــــه مجرد الصدفــــــــة إلى منصب القيـــــــــادة. ولذالك وجب أن يرتفـــــــــــع مستوى الإطـــــــــــارات في بلادنــــــــــا. و أن تكون على درجــــــــــــــة من الوعي و النضـــــــــــج يعسر معها التفكيـــــــــــــر بإمكانيـــــــــــة وصول العناصر الفاســـــــــــدة إلى أعلى مراتب المسؤليـــــــــــــة في البـــــــــلاد٫ و ذلك الوعـــــــــــــي و ذلك النضـــــــــــج يشكلان في نظــــــــــــري الضمان الذي لا ضمـــــــــان غيره٫ ضد الاستهتــــــــــار بمصالح الأمة والدماغوجيـــــــــــــة. و إذا ما أتاحت فرصـــــــــــــة عابرة لرجل غير ذي كفــــــــــــــاءة٫ أن يرتقي إلى حكــــــــــم بلاده فإنه لا ينبغـــــــــــي أن يبقــــــــــى في ذلك المنصب طويـــــــــلا. و ذلك أبلــــــــــغ دليل على نضج الشعــــــــــــوب. فهو سرعان ما يتصـــــــــــادم مع القوى الحيـــــــــــة في الأمـــــــــة٫ و يتعين عليه أن ينحنــــــــــــي٫ و يحكم البلاد لـــــــــما فيه خيرهــــــــــــا أو أن يترك المكان لغيـــــــــــــره٠ فالعناصر الصالحــــــــــــــة هي التي تضمن البقـــــــــــــاء و التقدم للأمــــــــــــــم٠ و الشعب الذي يعتمــــــــــــد على إطارات صالحــــــــــــــــة يكون في مستطاعــــــــــــــه عند الحاجــــــــــــــة أن يقـــــــــــوم في وجه الجبــــــــــروت و يقصي من يسلك به مسالــــك الكـــوارث.

قرطاج في ٣١ جــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــانفي ١٩٦٧

Crime contre la raison. جريمة ضد العقل ومس من اسثنائية الاسلام

علق احد « اصدقائي على الفايسبوك » على المقال الذي نشرته منذ يومين على « حائطي » وتطرقت فيه للبعد « الرمزي » للأذان بأنه تعجبه أعمالي الفنية كما يعجبه الاختلاف معي في الرأي ». و كنت ركزت مقالي على أن « النداء الإسلامي للصلاة » يختلف في جوهره عن ضرب النواقيس أو النفخ في الأبواق و ذلك  بما يحيل عليه الأذان من أبعاد إنسانوية تجعل المؤذن في مقام الشاهد على وحدانية الله والمقر بنبوة محمد بن عبد الله رسوله للعالمين  قبل أن يعلن عن حلول موعد الصلاة دون أن يدعو إليها صراحة في صيغة الأمر بالرغم من تذكيره في الفجر بان الصلاة خير من النوم وكذلك حسن العمل والفلاحplein sud an 3

وقد أشرت إلى أن استعمال مضخمات الصوت في الأذان يحتوي على خطر انزلاق قيمي يؤدي إلى « تهويد النداء الإسلامي  للصلاة و تمسحيه وهو ما من شانه أن يحرم المسلمين من  إمكانية تجاوز الإيديولوجيات الدينية السابقة للإسلام والتي من المنظورالمحمدي كانت تمثل تحريفا لمعاني الكتب السماوية التي انزلها الله على موسى و عيسى وغيرهما من الأنبياء. ويمكننا القول بان هذا التحريف الجوهري الذي قام به « أهل الكتاب » لكتبهم والذي قام الإسلام بإصلاحه بالعود إلى فترته و حنفيته الأولى مرده أن رسالة موسى تحولت إلى « موسوية » خاصة باليهود و رسالة عيسى بن مريم إلى « مسيحية » تشرف على « مصارها » مؤسسات كنسية مختلفة. وجاءت الرسالة المحمدية في شكل قرآن يرجع المبادرة للإنسان و يؤهله على العمل باسم  الله وهو سبحانه وتعالى رحمان رحيم يستجيب دعوة عبده إذا دعاه. فالوصايا العشر التي أنزلت على موسى تتخذ شكل أوامر تنهى الإنسان الفرد (في صيغة المخاطب) على أن لا يقتل وان لا يسرق إلى آخره . وهذه الوصايا تقول ضمنيا بان الإنسان مجبول على الشر وهو في حاجة إلى ردعه من طرف الرب. بينما يقول المسلمون بأن يعمل الإنسان لدنياه كأنه يعيش أبدا و لآخرته كأنه يموت غدا

وعن هذا الموقف المتميز لنظرة المسلم للوجود التي تحيل عليها الرسالة المحمدية يمكن القول بان هذه الرسالة إذا استحوذت على مصارها سلطة دينية تختص بالفتوى و التفسير وتمنع جمهرة المسلمين بما فيهم العلماء من التأويل والاجتهاد تتحول حتما إلى « إيديولوجية دينية لا تخدم إلا المؤسسات التي ترعاها وتقوم ب »التبشير » بها  أو لها . وبعد أن كان القول بان « الدين عند الله الإسلام » يشرعه تجاوز آخر الأديان السماوية (والتجاوز ليس النفي) لما سبقه من الأديان السماوية الأخرى تصير هذه المقولة موقفا أساسه التعصب والتعالي الغير المبرر على الأديان الأخرى. ومن هنا نفهم موقف « المزاحمة » بين الأديان السماوية الذي نشهده اليوم والذي يصل إلى حد القبول بمقولة « حرب الأديان و الحضارات » التي ينادي بها الصليبيون الجدد والصهاينة من أتباع موسى.

و ما نلاحظه اليوم ومنذ أن أزيح العالم المجتهد عن مواقع الريادة الاجتماعية و الثقافية   (و التي ليست بالضرورة ريادة سياسية) و عوض في سلم القيم السائدة اجتماعيا بالإمام الواعظ المرشد الناهي الذي لا يفقه من العلم إلا ما حفظه من « السلف الصالح » دخل المسلمون في مرحلة تاريخيه تتميز بتهويدهم و تمسيحهم لدينهم واضعينه في وضع مقابل لوضع الأديان الأخرى متناسين أن الإسلام هو الدين الجامع و رحمة للعلمين. والصلاة إذا ما وقح تحويل الأذان لها إلى نفخ في الأبواق كما كان يفعل اليهود أو ضرب للنواقيس كما يفعل المسيحيون (دون استعمال مضخمات الصوت) فسيؤكد هذا التخلي عن الصوت البشري المباشر التحول النوعي الذي يعرفه دين محمد على يد الجهلة ممن يحسبون عليه فيتكلمون باسمه. ولكل هذا عنونت مقالي السابق ب « وا اسلاماه » شفقة على امة الإسلام  مما يوقعه بها وبقيم الدين الذي يؤسس رؤيتها للوجود مهرجي الأبواق والإذاعات والقنوات التلفزية الفضائية التي حولت الإسلام من  آخر الأديان السماوية إلى دين فضائيات يسوق له كأي بضاعة إيديولوجية.

وبعد هذا عود على بدء. الصديق على الفايسبوك الذي صرح بان الاختلاف معي في الرأي  يعجبه لم يناقشني في محتوى مقالي بل عارضني فيما لم أتعرض له البتة مطالبا بأن يسمح باستعمال الأبواق في الأذان كما يسمح للمسيحيين بضرب النواقيس و كأنني قلت بمنع الأذان ولم أدافع عن هويته الإسلامية الخصوصية. والذي دفعني إلى ذكر هذا التعليق هو ما وجدته فيه من اثر للتسطيح الفكري الذي يصاب به الشاب الذي يقع تحت طائلة الإيديولوجيات الدينية والغير الدينية التي تبثها الفضائيات العربية و غير العربية. و يكفي هنا ما يقوم به منشطو قناة إعلامية عربية عالمية الصيت من تحويل لمفهوم الحوار البناء المبني على تحكيم العقل والمذكي للنور إلى جدال عقيم بين « الرأي و الرأي الآخر » أو بإعطاء الفرصة للتعبير عن « الاتجاه المعاكس ». وهي كلها ممارسات فكرية لا تمت للتفكير بصلة و تتسبب في قولك لمحاورك « يعجبني الاختلاف معك في الرأي كما تعجبني لوحاتك الفنية « . فهل بقي مجال للحوار بعد هذا !! .

وإذا ما افترضنا او اعتبرنا أن  هذا الصديق على الفايسبوك هو في الواقع طالب أو طالبة بالجامعة فما عسى كل منهما أن يتعلم إذا صار الاختلاف في الرأي من باب الهوى والميول التي تتجاوز سلطة العقل. فمتى سنفهم أن تحويل الإسلام إلى إيديولوجية دينية ليست قضية سياسية بقدر ما تمثل « اغتيالا للعقل » وجريمة في شانه تعيق إنتاجية تعليمنا الجامعي

نشر أول مرة فبل الثورة

الناصر بن الشيخ