حول استعراض القوى النهضوي بالمركب الأولمبي بسوسة

ما يمكنني قوله حول المواقف  السياسية المرتعدة المرتعشة و المتشائمة بالضرورة  التي يعبر عنها العديد من أصدقائي المنتمين اغلبهم للتقدمية اليسارية أمام التبجح السياسي المعلن من طرف الاسلامويين بالغزل المتبادل بين النهضة و الأمريكان هو إن كلا من أصدقائي من اليسار ومن يخيفونهم من الاسلامويين  يحملان نفس التصور للناخبين التونسيين الذين يعتبرهم كل من الشقين مادة طيعة  للاستبلاه الفكري. و تصورهما المشترك لإمكانية استبلاه الناخبين  ينطلق من القناعة  « العلمية و الواقعية » من أن التبلد الذهني الموضوعي الذي حصل لشريحة شبابية واسعة ممن لا يعرفون من الفكر النقدي إلا الانتفاضي منه نتيجة لتغييب العقل من المجال السياسي التونسي لمدة تفوق العقدين من الزمن يجعل الناخب التونسي شبيها  بالناخب الأمريكي  :أداة طيعة  للتقنيات الدعائية التي تعتمد تنويم العقول لتجييش البشر و جمهرتهم

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Le jihâd n’est pas la guerre, car la guerre n’est jamais sainte.(dimanche 18 janvier 2009, 02:25)

D’aucuns, parmi mes amis sur Facebook, ont t cru qu’en les invitant à mieux « spécifier » leur participation à la lutte de nos frères Palestiniens, et de ne pas se contenter de réagir, en recourant à ces actions prévisibles, faciles et stratégiquement peu rentables,je les appelais à ne pas exprimer leur sympathie pour une cause qui ne peut laisser aucun être humain ,digne de ce nom,indifférent. Lire le reste de cet article »

facebook et réalité (vendredi 2 janvier 2009, 23:59)

Lettre à un « ami sur Facebook ».

L’anecdote que je voulais te rapporter, depuis que nous nous sommes rencontrés sur Facebook est la suivante: le « Cheikh el Islam » (le grand mufti du rite hanéfite à Tunis), traversant la Place Halfaouine, après avoir conduit la prière du vendredi à la grande Mosquée « Sa7ib Ettabi3″,a eu la malencontreuse idée de s’arrêter devant l’étalage d’un marchand de fruits et de commencer par palper quelques oranges, pour s’assurer de leur qualité avant d’en acheter quelques unes. Le marchand lui fait alors remarquer qu’il n’avait pas à toucher ses fruits de cette manière, ce à quoi le cheikh répondit qu’il allait en acheter quelques kilos. Et au marchand de lui dire : » je t’ai dit de ne pas toucher, pour le reste tu peux acheter, si tu en as envie, sinon vas te faire enc….ailleurs. Ichri men gher ma tmess ou illa imchi n….. ».Le cheikh continua son chemin sans rien acheter, mais sans rien dire non plus.
Le marchand d’à côté qui l’avait entendu faire preuve de comportement indélicat à l’égard du cheikh el islam est venu le réprimander en lui faisant remarquer que la personne à laquelle il ‘adressait n’était autre que le révérend imam de la grande mosquée d’en face. Pris de remords, le marchand insolent s’est mis alors à courir après le cheikh en lui demandant pardon, en s’excusant de ne pas l’avoir reconnu. Le cheikh lui dit alors  » de quoi vais je te pardonner, à ma connaissance tu ne m’as rien fait de mal ». Mais si, rétorqua, confus, le jeune je t’avais bien dit « imchi….. » Et au cheikh de lui répondre  » et alors ? tu croyais que j’allais écouter tes conseils ! »

Tout cela pour dire que les mots n’ont de poids qu’auprès de celui qui veut bien leur en donner. Il y a parait-il des mots qui tuent, selon les propos d’un Président défunt tenu à l’occasion de l’enterrement de son ex premier ministre qui s’était suicidé à la suite d’une campagne de presse calomnieuse. Mais, en fait les mots ne valent que par ce que l’on en fait comme interprétation. les mots ne sont pas transparents et leur sens n’est pas donné. C’est dire, que lorsqu’on fait commerce ( de communication) avec les hommes,il vaut mieux ne pas prendre les mots pour « argent comptant ». Il faut penser à les faire fructifier en les interprétant. Et cette » interprétation-fructification » n’est pas, comme on pourrait être tenté de le croire, le propre de l’activité du psychiatre ou du psychanalyste , mais également de celle du poète et de l’artiste, en général.

Facebook semble être un espace symbolique et non pas virtuel au sens de mimétique.Il faudrait, à mon avis, l’utiliser comme un espace de jeu qui, pour devenir sérieux,ne doit, à aucun moment, être pris pour la réalité. Ce jeu pourrait s’avérer intéressant, aussi bien pour les artistes, les chercheurs et les communicateurs qui l’utiliseraient comme lieu et moyen de création, de récréation et de jonction,  à condition que ceux qui se proposeraient d’en être les acteurs soient conscients de leurs propres limites et de celles de Facebook , qui sont celles d’un théâtre des apparences (d’aucuns pourraient dire appâts rances), marqué du blanc et du bleu quelque peu nilotique des couleurs d’Israël et qui, depuis la fondation de l’État sioniste, symbolise le changement de la vocation noble d’origine, de la religion hébraïque en dogme dominateur et souvent belliqueux. Depuis que le Seau de Salomon a été transformé en Étoile de David.

Le flagrant délit de comportement fantasmatique dont font preuve ceux qui prennent cet espace pour mimétique de la réalité en dit long sur la dimension déréalisante de ce jeu, quand on s’y laisse prendre au sérieux. Comme le font un grand nombre de nos jeunes et moins jeunes qui se sont mis à décorer de couleurs palestiniennes leurs « murs » sur Facebook, faisant retrouver à cet espace symbolique, sa vocation programmée,de « mur de lamentation ». (Avec tous mes respects pour ceux qui prennent le mur de l’antique Orshalime pour un espace de prière et de proximité fantasmée avec le divin.)

En terme de manipulation de symboles, il serait bon de rappeler à nos jeunes que le Seau de Salomon qui, en fait, signifie la possibilité de joindre le matériel au spirituel (la terre et le ciel) et que désigne le croisement de ces deux triangles fléchés qu’est l’étoile à six branches, est un signe aussi bien judaïque qu’ islamique. C’est ce qui explique sa présence gravée, monumentale, sur le mur Est de la grande mosquée de Tunis. En l’opposant aux couleurs Palestiniennes et en l »envoyant à la « poubelle » c’est aussi consacrer sa récupération et sa dénaturation guerrière par les sionistes qui ont osé banaliser la sacralité de la « Jérusalem céleste » en transformant le support de « L’utopie libératrice », en État barbare, privant par la même, de leur horizon spirituel ,ceux qui ont toujours cru en l’espérance utopique du traditionnel « Demain à Jérusalem ». Cela ne ferait que légitimer une entreprise dont la victime est le judaïsme lui même en tant que promesse de libération et dont les conséquences déshumanisantes pour les jeunes soldats israéliens se laissent voir dans les actes quotidiens d’assassinat des enfants de Palestine qu’ils commettent en toute lâcheté, par technologie interposée.

« Amitié n’est pas allégeance ».

Au moment où les intégristes d’Ennahdha étalent au grand jour leurs projets déclarés de ralliements aux valeurs politiques à référence religieuses des partis de droite, et parfois même d’extrême droite, d’Amérique, d’Europe et d’Israël , je ne peux m’empêcher de rappeler à ceux, parmi nos jeunes qui ne comprennent pas ce que pourrait signifier, encore aujourd’hui , la revendication du mode de penser Bourguiba, que cela veut dire surtout : préservation de notre indépendance quoiqu’il en coute. Il m’est venu donc à l’esprit  de procéder à l’évocation, que j’estime utile, de la position prise par la Tunisie face à l’invasion du Liban (1982) par les armées de Sharon et le siège de Beyrouth dans laquelle s’étaient retranchés Arafat et les résistants palestiniens armés. Lire le reste de cet article »

Révolution tunisienne : Mieux vaut essayer de savoir où l’on va que de vouloir savoir d’où l’on vient.

Lors de sa  première conférence de presse qu’il a tenue en tant que Premier Ministre du Gouvernement de transition, Monsieur Mohamed Ghanouchi, devait signifier clairement que la situation à laquelle les Tunisiens étaient confrontés n’était pas des plus rassurantes ni particulièrement stabilisée. Lire le reste de cet article »

L’artiste, le magouilleur et le novice.

La prestation télévisée de Monsieur Elbéji  Qâyd Essebsi, Premier Ministre du Gouvernement intérimaire de la Tunisie révolutionnaire, en cette soirée de Dimanche, du 8 Mai 2011, est venu rappeler, à ceux qui se donneraient le moyen de le comprendre, que la politique est une pratique artistique à part entière et non « l’exercice d’un pouvoir » que l’on convoite ou que l’on tient à garder.

Je précise toutefois que je parle d’un homme dont le passé politique lui permettrait de dire avec Pablo Neruda : »j’avoue que j’ai vécu » pour signifier que son retour imprévu aux affaires ne pourrait être  pour lui  que l’occasion d’ancrer la révolution tunisienne dans son identité propre.  Et ce, en la sauvegardant des agissements fortement intéressés de ceux qui croient qu’une révolution sans chef est en manque de projet et ambitionnent, chacun selon les moyens qui lui sont propres, de  lui en offrir un dont la réalisation passe nécessairement par « l’exercice du pouvoir ». Lire le reste de cet article »

Aidez vous et Obama pourra vous aider.

Je ne pense pas qu’en  arrivant, par miracle, au pouvoir, Barack Obama, ne connaissait pas les limites des prérogatives qui seront les siennes, une fois devenu le Président  de la plus grande puissance du Monde. Ni qu’il ignorait le fait qu’en tant que locataire de la Maison Blanche, il sera obligé un jour, de « présenter ses papiers » pour « vérification d’identité » aux électeurs d’un pays dont il est déjà le Président depuis plus de trois ans. Moins humiliant, peut-être, que ne l’était l’obligation pour Bill Clinton  de comparaitre, devant le monde entier, face à un Juge Invisible qui l’obligeait à rendre compte, dans les détails, de son aventure avec Monika Lewinski.

Je ne pense pas non plus que le fameux « Yes We Can  » du candidat Obama, relevait d’un optimisme béat et non pas d’une compréhension profonde de la réalité américaine complexe. Peut-être même, à cause du simplisme évident d’un peuple dont les fondements messianiques de l’Etat auquel s’identifient toutes les ethnies qui le composent, le rendent « manipulable » à merci. Un messianisme dont on oublie souvent  les origines protestantes  qui le transforment en pragmatisme créateur de richesses et dont les individus « isolés » qui le pratiquent se sentent les représentants de l’ensemble de l’Humanité. Conformément à « l’Utopisme réaliste » des Pères Fondateurs.

Je ne crois pas aussi qu’au nom de ces valeurs auxquelles il avait tenu à rendre hommage dans son discours d’investiture, il n’ait pas été sincèrement tenté de libérer son pays de cette volonté de domination vers laquelle a été détourné le message libérateur de la Révolution américaine, sous l’emprise d’entreprises occultes sur fond de messianisme sectaire et peu soucieux de liberté de l’autre et de sa dignité.

Je suppose, et je ne peux que supposer, qu’il s’était rendu compte de l’étendue réelle du pouvoir dont dispose les adeptes du messianisme sioniste  dans un pays dont il n’est que le Président. En authentique américain pragmatiste, il ne pouvait se laisser « piéger » par l’idée  de réaliser un programme d’action tracé d’avance et que ses adversaires ne peuvent que combattre par tous les moyens aussi bien visibles qu’invisibles dont ils disposent.

Je suppose aussi qu’en ce qui concerne la question palestinienne, il est aussi bien  édifié que  l’était Yasser Arafat, sur les véritables intentions annexionnistes de l’Etat d’Israël et qu’en prenant acte du refus de geler symboliquement la colonisation rampante de La Cisjordanie que lui a ostentatoirement  signifié Benjamin Netanyahou, il ne s’est pas senti, outre mesure « offusqué ». Doué, comme on le dit, d’une intelligence exceptionnelle, il sait distinguer la différence entre l’orgueil et la dignité. Surtout lorsqu’on est Chef d’Etat.

Mais je suppose  également qu’en bon « résistant », il a fini par comprendre que l’arrogance d’Israël est fondée non pas sur sa force militaire ou politique seulement mais surtout dans la faiblesse objective de ses voisins Arabes dont les régimes lui sont inféodés et les peuples totalement aliénés par les « idéologies libératrices » de toutes sortes: Arabismes, Islamismes et révolutionnarismes de tous poils et dont l’échec historique fait sombrer  leurs adeptes  dans un état  de léthargie que d’aucuns ont fini par nous faire croire que cela participait d’une « mentalité spécifique aux  Arabes ».

Plus que quiconque, et du magnifique observatoire dont il dispose, il a pu se rendre compte qu’un Israël face à des régimes arabes démocratiques serait moins arrogant et donc plus à même d’être amené à composition avec les Palestiniens. D’où l’on comprend l’expression de satisfaction, presque ostentatoire, qu’il  n’a pu dissimuler en cette matinée du 14 Janvier 2011, au moment où, tard dans l’après-midi, Ben Ali prenait la fuite, en se laissant embarquer pour la Saoudie. Cette joie, il ne pourra pas continuer à l’afficher, lorsqu’est venu le tour d’alliés plus importants d’Israël. Moubarak n’étant pas un simple agent du Mossad, mais un allié puissant et Kadhafi, quant à lui, les événements le révèleront  comme ayant pour priorité absolue la protection de l’Etat sioniste au détriment des peuples arabes. La continuation du  soutien d’Obama  aux peuples arabes devra donc se faire plus discrète  et « visiblement  » hésitante pour ne pas se laisser lire, par les électeurs américains comme ne tenant pas compte des intérêts particuliers de l’Amérique.

Mais l’un des points les plus importants qu’il aura marqué contre le puissant Netanyahou, en plus des révolutions tunisiennes et égyptiennes sera certainement le fait d’avoir « définitivement tué » Bin Laden, privant Israël de son allié objectif le plus remarquable et l’Amérique de la droite républicaine de son épouvantail préféré, dans la manipulation de l’opinion publique américaine. Tout en se payant le luxe de se faire passer pour « un Bush qui a réussi » et de prétendre « légitimement » au titre de Rassembleur.

Quant à son attitude, voulue ambigüe, à l’égard des autres révolutions arabes non encore abouties, elle ne peut  que désigner, en filigrane,  l’importance qu’occupe Kadhafi dans l’échiquier israélien, l’incertitude  qui pourrait planer sur la capacité du Yémen à accéder à l’âge démocratique et le rôle que joue le régime syrien dans le maintien du statu quo favorable à Israël. Alors il laisse faire les peuples, tout en se faisant passer pour le continuateur de Bush.

N’étant que le Président de l’Etat le plus puissant de la planète, il n’a d’autres choix que de faire de la « résistance ». Car tout affrontement direct se résoudra nécessairement à ses dépens et à ceux des nobles causes  qu’il s’estime défendre.

Les peuples arabes devraient l’aider, sans le prendre pour ce qu’il n’est pas : Le Président tout puissant de la plus grande puissance  à l’échelle mondiale.

Il ne peut faire pour notre cause  plus que ne le fait Dieu. Alors  aidons  nous et Obama pourra nous aider. Déjà il se sent plus fort en ce Printemps Arabe .

Naceur Ben Cheikh